Les débats récents auxquels nous avons assisté nous confirment que, même chez les libéraux, on n’a pas encore intégré la théorie monétaire de la conjoncture. Or, celle-ci est la seule qui puisse expliquer des erreurs systématiques et irrémédiables de prévision auxquelles nous avons assisté. Elle les rend même inévitables : comment un financier pourrait-il, face à la concurrence, résister à la pression pour tirer parti de taux d’intérêt artificiellement bas, ou de hausses de prix dont il sait pourtant qu’elles seront suivies d’une baisse brutale